Daniel Paget
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Daniel Paget
Directeur de recherche CNRS, Ecole Polytechnique
Ph.D. 1981, Univerité de Paris XI, Orsay
Mon activité de recherche est actuellement centrée sur la
mise en œuvre d’un microscope tunnel polarisé en
spin, utilisant une pointe de GaAs sous excitation lumineuse
polarisée circulairement. Le courant tunnel doit dépendre
de la polarisation de spin relative des électrons de la surface
magnétique que l’on étudie et des électrons
qui tunnelent. Ce sujet de recherche, développé dans
notre laboratoire en collaboration avec Alistair Rowe, repose sur une
collaboration avec l’Université de Clermont Ferrand,
(Palaiseau) pour la fabrication des pointes, et Thales Research and
Technology, pour celle des supports des pointes.
Par rapport aux microscopes tunnel polarisés en spin utilisant
des pointes magnétiques, l’injection
d’électrons polarisés de spin
générés par une excitation lumineuse
présente plusieurs avantages : le spin des électrons est
contrôlé par la polarisation de la lumière, et peut
être modulé ce qui donne accès
indépendamment aux informations topographiques et
magnétiques de la surface étudiée. Par ailleurs,
le magnétisme de la pointe semi-conductrice de GaAs étant
négligeable, celui-ci ne peut perturber le magnétisme de
la surface étudiée.
Par ailleurs, je continue mon activité de recherche sur le
traîtement des surfaces (100) de semi-conducteurs III-V, à
la fois par l’azote, (en collaboration avec l’Institut
Ioffe de Saint Petersbourg) qui permet de réaliser une
passivation électronique et chimique quasi-idéale, et par
HCl (en collaboration avec l’université de Novosibirsk)
qui permet de préparer une surface reconstruite de très
bonne qualité après recuit sous ultra-vide.
Enfin, j'ai effectué récemment un travail
théorique sur un thème proche de mon sujet de doctorat
d'Etat. Dans des conditions de pompage optique, les électrons
transfèrent leur polarisation de spin au système de spin
nucléaires avec des applications potentielles au calcul
quantique. Les champs hyperfins ressentis par les électrons,
tout en étant gigantesques, de l'ordre de plusieurs kilogauss,
sont inférieurs de près d'un ordre de grandeur à
ce que l'on peut espérer. Nous proposons un mécanisme
permettant d'expliquer cette perte d'orientation nucléaire,
lié à l'interaction quadrupolaire des spins
nucléaires.
"Light-induced nuclear quadrupolar relaxation in semiconductors" D. Paget, T. Amand, and J. –P. Korb, Phys. Rev. B 77, 245201, (2008)
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