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La physique renouvelle un test fonctionnel respiratoire (M.Y. Kang et B. Sapoval)

par Anne-Marie - publié le

La physique renouvelle un test fonctionnel respiratoire (M.Y. Kang et B. Sapoval)

Les maladies respiratoires sont une cause majeure d’invalidité et de décès. Les progrès réalisés dans les traitements dépendent directement de la façon qu’ont les médecins d’interpréter les tests cliniques subis par les patients. Un test standard est la mesure de la façon dont un patient absorbe un gaz contenant une faible dose de monoxyde de carbone CO. La mesure s’appelle TLCO, coefficient de transfert pulmonaire de CO (DLCO en anglais). L’interprétation universellement utilisée dans la pratique médicale est basée sur le travail de Roughton et Forster qui remonte aux années 1950.
En fait, la physique du processus entre dans la catégorie des processus de diffusion-réaction dans des structures complexes. La complexité ici tient au fait que les molécules ont à traverser l’espace entre le gaz alvéolaire et les molécules d’hémoglobine (Hb) à l’intérieur des globules rouges (RBC). (Voir la figure). En traitant ce problème dans une récente contribution à Physical Review Letters, les auteurs montrent que l’interprétation initiale était fondée sur une hypothèse implicite qui s’avère incorrecte.
En raison de l’importance des maladies pulmonaires, des milliers de pages ont été écrites sur l’utilisation et les applications cliniques de l’interprétation standard. Elles ont maintenant à être révisées ainsi que de très nombreux manuels médicaux et les programmes d’ordinateur intégrés dans le matériel de test.