L’équipe QCMX du Laboratoire de Physique de la Matière Condensée (PMC, École Polytechnique / CNRS) a créé le tout premier qubit de l’École Polytechnique : un minuscule circuit supraconducteur où un nanotube de carbone, dix mille fois plus fin qu’un cheveu, connecte deux supraconducteurs formant ainsi un composant clef pour le dispositif : une jonction Josephson.
Grâce à ce dispositif, les chercheurs ont réussi pour la première fois à contrôler et mesurer un objet quantique élémentaire à l’X, en plaçant le qubit dans des superpositions d’états et en caractérisant sa cohérence. Cette expérience démontre qu’il est possible d’effectuer le contrôle cohérent d’une architecture hybride combinant des supraconducteurs et un conducteur quantique où les électrons sont confinés dans un monde à une dimension.
Elle s’inscrit dans la lignée des travaux montrant qu’un circuit électrique, un objet macroscopique visible à l’œil nu et que l’on peut tenir dans la main, peut lui aussi adopter un comportement quantique, une idée à la fois étrange et fascinante, récemment mise à l’honneur par le Prix Nobel de Physique 2025 attribué à Michel Devoret, John Clarke et John Martinis.

