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30 juin - 14:00 Soutenance de thèse de Nicolas Moutal

par Anne-Marie - publié le

Malgré des qualités indéniables, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) souffre de son manque de résolution spatiale ( 1mm). Ceci empêche d’observer des détails suffisamment fins et limite son domaine d’utilisation, notamment dans le contexte médical. Il y a plus de 60 ans, on découvrit qu’un appareil d’IRM permet de mesurer les propriétés diffusives des tissus, en d’autres termes, la facilité avec laquelle l’eau diffuse à l’intérieur. Cette information permet en principe d’extraire des informations microstructurales des tissus car : 1) la facilité avec laquelle l’eau diffuse dépend de la structure du tissu (par exemple l’orientation de ses fibres, son encombrement, etc.) ; 2) la longueur de diffusion typique de l’eau sur les temps de mesure d’IRM est de l’ordre de 5-50 µm.
L’objectif de la technique dite d’IRM de diffusion est donc de mesurer les propriétés diffusives des tissus et d’en déduire des informations à l’échelle micrométrique. Cette méthode indirecte soulève de grandes difficultés expérimentales, numériques, mathématiques, et mon travail de thèse vise à étendre des résultats antérieurs sur le sujet. En particulier, nous nous sommes intéressés à un régime particulier, dit de "localisation", jusqu’alors peu exploré, et qui pourrait permettre de renforcer la sensibilité des mesures à la microstructure des échantillons.